1. Mes données sont-elles sécurisées dans le cloud ?
Pour les entreprises, c’est un grand pas que de placer des données commerciales confidentielles et sensibles dans le cloud. En conséquence, la sécurité des données est souvent citée comme l’une des principales raisons s’opposant à l’utilisation des services cloud. Le plus grand obstacle réside généralement dans le transfert des responsabilités. Cette apparente perte de contrôle préoccupe de nombreux départements de sécurité informatique dans les entreprises. Mais quel est le niveau de sécurité perçu des propres centres de données ? À l’échelle mondiale, ils sont exposés à de grands dangers, car la sécurisation de ces structures nécessite assurément des connaissances spécialisées et expertes. Les grands fournisseurs de cloud disposent des ressources nécessaires pour protéger leurs centres de données par des mesures de sécurité physiques étendues, telles que des systèmes d’alarme et des installations modernes de protection contre les incendies. La sécurité technique est garantie, entre autres, par l’utilisation des techniques de cryptage les plus récentes, des mesures d’authentification et des règles d’accès.
De plus, les services cloud sont capables de s’autoréguler. Ils utilisent des mécanismes de protection pour identifier les irrégularités et initier automatiquement des contre-mesures. Une autre mesure importante est l’établissement d’une classification claire des données (confidentiel, secret). Dans le cloud, contrairement aux centres de données sur site, aucune distinction n’est faite entre l’accès interne et externe. Tous les accès sont traités de la même manière et protégés en conséquence par des connexions cryptées, une vérification constante du niveau de sécurité des utilisateurs avec une authentification à deux facteurs, jusqu’à la vérification de la sécurité des appareils.
2. Quel rôle joue l’emplacement du serveur dans le choix du fournisseur ?
En vertu du Patriot Act des États-Unis de 2001, les entreprises américaines doivent transmettre aux autorités les données stockées aux États-Unis si cela est exigé dans le cadre d’enquêtes pénales. Avec le CLOUD Act (Clarifying Lawful Overseas Use of Data Act) en mars 2018, les pouvoirs des autorités américaines ont été encore étendus. Il leur permet désormais d’accéder également aux données des entreprises américaines stockées à l’étranger. Cependant, cela contredit les dispositions légales du Règlement général sur la protection des données (RGPD) européen, selon lequel les entreprises s’exposent à des sanctions sévères en cas d’infraction. En conséquence, de nombreux fournisseurs élargissent leurs offres afin de pouvoir proposer des solutions conformes aux lois et à la protection des données en Europe.
3. Les services cloud sont-ils vraiment adaptés à mes exigences ?
Le cloud n’est pas uniforme. Grâce aux différents modèles, les entreprises ont la possibilité de décider, en fonction de leurs besoins spécifiques, quels services elles souhaitent obtenir et comment ceux-ci doivent être fournis.
Des solutions purement cloud, tant publiques que privées, sont possibles, tout comme des concepts hybrides. De plus, il est possible de combiner librement les services souhaités, comme par exemple Azure, Office 365 ou Dynamics 365. Si les exigences changent, des ajustements et des extensions peuvent bien sûr être effectués à tout moment. Le modèle cloud le permet : mise à l’échelle adaptative, activation et désactivation simples des utilisateurs, gestion sans complication, utilisation intuitive. On est ainsi extrêmement flexible et peut mieux répondre aux exigences individuelles en constante évolution que ce ne serait le cas avec sa propre infrastructure.
Malgré la flexibilité offerte, il existe cependant certaines normes qui devraient être respectées pour une utilisation efficace et durable.
4. Mes coûts pour les services cloud sont-ils plus élevés à long terme que l’exploitation sur site ?
Contrairement à une infrastructure propre, dans le cloud, seuls les services effectivement nécessaires sont facturés. Par rapport à l’entretien de ses propres infrastructures de centre de données, les économies de coûts sont particulièrement significatives pour les petits centres de données, et l’amortissement peut parfois intervenir dès la première année. Un avantage décisif en termes de coûts est la flexibilité des fonctions et licences activables temporairement pour un supplément de performance à court terme, car les ressources nécessaires n’ont pas besoin d’être achetées de manière longue et coûteuse. Cela génère également une plus grande sécurité de planification, car aucun coût ponctuel imprévu ne survient. Cependant, comme pour les solutions sur site, les services cloud doivent également être gérés et contrôlés activement afin de pouvoir mettre en œuvre de manière optimale les avantages potentiels en termes de coûts.
Habituellement, le département informatique supporte les coûts des services informatiques. L’utilisation des services cloud peut déplacer la répartition des coûts vers les départements opérationnels. Les différents services peuvent décider eux-mêmes des services dont ils ont besoin et utiliser leur propre budget à cet effet. Ainsi, leurs besoins peuvent être satisfaits plus rapidement et plus facilement, car par exemple, les longs temps d’attente pour la mise en place de leurs propres infrastructures sont éliminés.
5. Disposons-nous d’une bande passante suffisante ?
Le concept des services cloud prévoit un transfert des données vers le cloud. Les documents ne doivent pas être téléchargés individuellement par chaque utilisateur, mais plutôt édités conjointement en ligne. Cette approche apporte de nombreux avantages pour la collaboration, car par exemple, l’effort de versionnage des fichiers est éliminé et le travail en équipe peut se faire en temps réel. Une charge accrue ne se produit donc que si le concept appliqué ne convient pas à l’entreprise concernée. Il s’agit donc moins de la bande passante disponible que d’établir le travail dans le cloud.
Grâce aux méthodes de travail modernes, comme le télétravail et le travail mobile de partout, les lignes de communication de l’entreprise sont également soulagées. La question de la bande passante suffisante perdra donc de plus en plus d’importance, tandis que la disponibilité fiable des services cloud deviendra de plus en plus cruciale.
6. Les services cloud sont-ils vraiment stables et fiables ?
En optant pour l’utilisation de services cloud, on conclut des accords de niveau de service (SLA) standardisés et définis par le fournisseur. Dans ces accords, ils garantissent un pourcentage de disponibilité de leurs services, y compris les temps d’arrêt maximaux et les compensations en cas de perturbations prolongées. La plupart des fournisseurs établis garantissent une haute disponibilité d’au moins 99,9 % dans le cadre de leurs SLA.
Les entreprises qui nécessitent un niveau de protection plus élevé en termes de résilience peuvent opter pour une solution fédérée ou hybride. Cela implique l’utilisation de plusieurs centres de données, répartis dans différents pays ou régions. Cette séparation géographique permet de prendre en compte et d’éliminer les facteurs d’incertitude régionaux.
7. Le cloud est-il écologique ?
En raison des exigences élevées pour leurs produits, les fournisseurs de cloud sont toujours tenus d’optimiser au maximum leurs systèmes. Contrairement à de nombreuses entreprises qui exploitent leurs propres centres de données, les fournisseurs de services cloud sont en mesure d’utiliser des effets de synergie et d’optimiser l’utilisation de leurs services. Ils peuvent, par exemple, répartir la charge des pics de performance émergents et ainsi les équilibrer. Des solutions de secours et des mesures de protection coûteuses n’ont pas besoin d’être conçues à nouveau pour chaque client. Ainsi, il est possible de travailler de manière beaucoup plus respectueuse de l’environnement.
De plus, de nombreux fournisseurs utilisent déjà des énergies renouvelables et investissent dans la recherche de technologies respectueuses de l’environnement. Microsoft, par exemple, expérimente avec des centres de données flottants dans l’Atlantique pour développer des possibilités de refroidissement naturelles et donc économes en énergie.
Conclusion
Si l’on décide d’utiliser des services cloud, il ne faut donc pas simplement commencer la mise en œuvre, mais s’occuper intensivement des questions qui se posent au préalable et les gérer de manière responsable. Certains aspects qui comptent parmi les facteurs critiques dans une exploitation informatique classique ne jouent plus un rôle décisif dans le cloud, comme par exemple la bande passante disponible. Cependant, de nouveaux domaines problématiques peuvent émerger, par exemple dans le domaine de la protection et de la sécurité des données.
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